Quand elle est arrivée, c’était dans un état d’inquiétude et de fébrilité notable. Le souffle court, les mains moites souvent frottées sur le pantalon pour se donner du courage, les cheveux tout aussi régulièrement repassés derrière les oreilles, le regard qui ne sait pas trop où se poser. La demande est arrivée très vite : « je veux être une guerrière ».
C’est quelque chose, cette demande. Moi qui ne cherche rien tant que la puissance de la douceur, elle m’a donné un peu le tournis, je dois bien le reconnaître.
D’abord, comprendre le contexte : des mois d’une situation de management dégradée, une communication presque impossible, des dizaines de questions sans réponses, d’incompréhensions, brimades plus ou moins évidentes et puis une mise au placard. L’avocat contacté a donné ses instructions et la machine est en route.
Pourtant, sa demande est précise et elle me la répète à l’identique : « je veux être une guerrière. »
C’est quoi une guerrière ? Une Amazone, sur son cheval, en pantalon, avec sa lance et son arc, impitoyables scythes de l’Antiquité qui se battaient et mourraient en héroïnes et reconnues l’égal des hommes ? Lee Miller qui part au front pour photographier les horreurs de la guerre et finit dans la salle de bain d’Hitler ? Clémentine Vergnaud, qui s’est battu avec tant de courage contre le cancer qui a fini par avoir raison d’elle ? Les exemples sont multiples et qu’ont-elles toutes en commun ?
Le courage sans doute, le fait d’être entouré, la capacité à se mettre en mouvement, à agir, la connaissance de leurs propres loyautés et leurs zones d’excellence – la radio, la photo, le maniement des armes dans le cadre de mes exemples – pour les promouvoir.
Une guerrière est donc celle qui a utilisé ses propres armes pour se défendre elle-même d’abord, les siens et ce à quoi elle croit, qu’il s’agisse de liberté, de justice ou d’amour, pour le faire rayonner dans l’espace et le temps.
Alors va pour la guerrière. Xéna, nous voilà.

Leadership et douceur : un duo puissant pour réussir
Pendant des années, on nous a fait croire qu’il fallait choisir : On nous a dit que pour être une leader respectée, il fallait mettre sa sensibilité de côté, adopter un style de management rigide, imposer son autorité. Et si je vous disais que tout cela est faux ? Le