Il y a vingt ans, j’ai endossé le costume de 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐰𝐨𝐦𝐚𝐧.
J’ai épousé un militaire, fait trois enfants, déménagé 15 fois, surmonté une agression et un deuil.
A chaque mutation majeure, je me suis engagée dans un nouveau travail comme si de rien n’était. J’ai fait face à tous les changements, pris à mon compte les nouvelles responsabilités, répondu autant que possible aux besoin de chacun de mes enfants (et, parfois, ceux de mon mari).
Faire comme si de rien n’était…
Surtout, 𝐞𝐧 𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞. Un bulldozer.
Et puis, patatras…
Survient un accident de la route qui change tout – un peu comme dans les films. Plus moyen de faire comme si tout allait bien, plus moyen de jouer les gros bras.
𝐉’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐦𝐚 𝐯𝐢𝐞. 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐕𝐮𝐥𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́.
Pour commencer, je ne lui ai pas réservé le meilleur accueil. Je l’ai même détestée.
Depuis, c’est 𝐦𝐚 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐢𝐞́𝐞.
👉 Celle qui m’a permis, au travail, de créer des liens de confiance uniques – oser partager ses doutes sur des projets a ouvert un espace de dialogue inédit.
👉 Celle qui m’a offert un renfort de crédibilité sans pareil, car assumer ses fragilités démontre une grande force de caractère et une capacité à s’appuyer sur l’intelligence collective.
👉 Surtout, cette vulnérabilité était la face émergée d’une sensibilité que j’ai transformé en atout au quotidien, par exemple pour identifier les résistances au changement, adapter ma communication au plus juste, créer un environnement de travail plus humain,
👉 et… m’installer en tant que coache exécutive, auprès des femmes cadres hypersensibles (…tiens, tiens!).
Assumer sa vulnérabilité est une libération
Oui, il est possible d’exercer son leadership autrement qu’avec un masque de sévérité et de froideur.
Expérimenter la puissance de la douceur, c’est un truc de dingue.
On se le tente quand vous voulez. Prenez le temps d’un mail : ici