Ce n’est pas moi qui le dit, mais il est bon de le savoir.
En ce mère-credi pour bon nombre d’entre nous – hello les pères qui me lisent entre deux biberons, je vous aime aussi, mais vous n’êtes pas bien nombreux encore ici – peut-être serez-vous heureuse de savoir que le rapport annuel du Haut Conseil à l’Égalité est sorti il y a quelques jours.
Roulement de tambour (je vous rassure, vous ne risquez pas de vous casser une dent sur la pompote) : il alerte sur l’état préoccupant du sexisme en France.
Basé sur le Baromètre Sexisme, le rapport fait notamment deux constats :
🔸 une polarisation croissante avec des femmes plus “féministes” et des hommes plus “masculinistes”(notamment chez les plus jeunes),
🔸 et des inégalités sociales et économiques qui restent profondément enracinées.
Surtout, les violences sexistes et sexuelles persistent.
Ce qui est plutôt nouveau en revanche, non pas que la société appelle à des actions concrètes et collectives, mais qu’elles impliquent autant les femmes que les hommes.
Ça vous dit, quelques chiffres?
Pour saupoudrer sur les haricots verts, quelques chiffres qui passent tout seuls :
- 94 % des femmes âgées de 15 à 24 ans jugent qu’il est plus difficile d’être une femme aujourd’hui (+14 points en un an).
- 9 femmes sur 10 ont adopté des stratégies d’évitement du sexisme au quotidien.
- Plus de 9 Français sur 10 estiment que les hommes ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le sexisme.
- et, last but not least, 3/4 des Français jugent importants la prévention et la lutte contre le sexisme.
Les pistes d’action ne manquent pas
👉 Éduquer à l’égalité : 90 % soutiennent la mise en place de cours sur la vie affective et sexuelle, une mesure perçue comme cruciale.
👉Réformer le congé paternité/parental (une priorité pour 7 Français sur 10).
👉Promouvoir la mixité professionnelle (pendant les études et au sein des entreprises)
👉Moins de tolérance envers les actes et propos sexiste (la tolérance excessive est dénoncée par 8 français sur 10).
Tout reste donc à faire
Grâce à Haude Rivoal (sociologue associée au CNAM et au CEET, je ne peux que vous recommander son très bon La Fabrique des masculinités au travail), je garde en tête que les élites sont toujours masculines, et que la féminisation (réelle) du travail, ne modifie pas fondamentalement ses structures inégalitaires.
Pour ce qui me concerne, j’ai opté pour l’action en accompagnant les femmes leaders neuroatypiques à défoncer tous les plafonds pour vibrer et briller de leur pleine puissance.
Enfin, demain.
Parce que pour l’heure, je dois vous laisser, ma marmaille m’attend pour faire réchauffer les poissons panés 🥰.